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5 Choses qui frustrent les Gestionnaires d’urgence

21 novembre 2016 6 minutes
Interventions d'urgences
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Le travail des gestionnaires d’urgence comporte deux volets. La majorité de leur temps est consacré à la planification d’événements qui ne se dérouleront peut-être jamais tandis que l’autre portion du temps est destinée à réellement répondre à des situations d’urgence. Au cours de votre carrière, bon nombre de choses vont tester votre volonté et votre courage. Cela vous mènera probablement à vous questionner sur pourquoi vous faites ce travail. Ayant occupé un poste de gestionnaire d’urgence pendant plusieurs années, voici une liste des choses qui m’ont le plus frustrées lorsque venait le temps de développer des plans d’urgence et répondre à des situations de crise.

1. COMMUNICATIONS CONVENTIONNELLES

Que ce soit au niveau de la planification ou de la réponse aux incidents, l’élément qui influence toujours la réussite ou l’échec d’une organisation est sa capacité à communiquer. D’ailleurs, le terme communiquer possède plusieurs significations. Dans un premier temps, il signifie communication verbale, c’est-à-dire informer les gens des événements à venir ou donner des ordres sur le terrain. Ces communications doivent être claires, précises et données en temps opportun. Pour diffuser l’information, les communications peuvent également être sous forme de courriels, lettres ou médias sociaux. Une des frustrations ressenties par la plupart des officiers seniors est leur incapacité à comprendre pleinement comment mettre en place et recueillir des données sur les diverses plateformes de médias sociaux. Ainsi, cette opération doit parfois être déléguée à un officier junior qui doit cependant comprendre que le gestionnaire en charge des communications a besoin de réviser les informations avant qu’elles ne deviennent publiques. Si le gestionnaire d’urgence est confortable avec les compétences de l’officier junior, alors il n’y a pas de surveillance à effectuer, ce qui est encore mieux.

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2. COMMUNICATIONS RADIOS

Lorsque nous faisons face à une situation d’urgence, nous devons être en mesure de communiquer avec les autres départements et organisations. En raison d’une mauvaise planification pré-événement, il se peut que vous ne puissiez communiquer efficacement, ce qui augmente considérablement les chances que des gens soient blessés. Si un gestionnaire d’urgence donne l’ordre d’évacuer un édifice et qu’aucun des autres services d’urgence venus en aide n’est en mesure d’entendre le message rapidement, ils peuvent se retrouver dans une situation critique. Imaginez une situation où un policier a été abattu. Si les services d’urgence qui viennent en aide lors de la crise n’entendent pas la description du tireur, ils pourraient carrément passer devant lui en voiture en se rendant sur la scène de crime. Cela implique que le tireur pourrait se sauver et que d’autres répondants pourraient être blessés. Comme je l’ai mentionné dans mes articles précédents, tous les départements doivent être en mesure de développer des méthodes qui leur permettront de travailler ensemble et de communiquer sur des fréquences communes lors d’opérations critiques.

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3. USAGE DES RADIOS PORTABLES

Lors d’exercices et d’entraînements, les gestionnaires d’urgence doivent expliquer aux membres que ce n’est pas tout le monde qui doit parler lors de situations de crise, voire même que ce n’est pas tout le monde qui a quelque chose à dire. La majorité des départements ont une politique qui stipule que tout le monde devrait avoir une radio afin de recevoir de l’information, répondre aux appels qui leur sont destinés, pour rapporter des incidents tels qu’un mur effondré ou une nouvelle victime ou encore pour appeler à l’aide. Toutes ces situations peuvent et devraient être pratiquées sur le terrain. Chacun des membres devrait montrer comment utiliser toutes les fonctions importantes de la radio comme le bouton d’appel d’urgence par exemple. D’autre part, la radio devrait être programmée de manière à envoyer le bon signal d’identification au gestionnaire d’urgence, afin que ce dernier sache qui a envoyé le message.

4. LES RADIOS PORTABLES N’ONT PLUS DE BATTERIE

Certaines situations de crise auxquelles les services d’urgence répondent peuvent prendre des heures à régler ou contrôler.  Durant ce temps, les batteries des radios portables vont se décharger au point de faire mourir les radios. Avez-vous un plan de recharge sur les lieux de l’incident, une réserve de batteries de secours ou encore des batteries qui peuvent être transportées sur les lieux de l’accident ? C’est l’une des frustrations ressenties par la plupart des gestionnaires d’urgence lorsque la crise se déroule sur plusieurs heures. De plus, il est important de se rappeller qu’une situation sous contrôle ne signifie pas nécessairement que des choses terribles ne peuvent pas se produire comme l’effondrement d’un édifice ou un membre de l’équipe qui se blesse. J’ai visité des services d’urgence qui utilisent plusieurs modèles de radios de telle sorte que vous devrez prévoir d’avoir des radios et des batteries de rechanges pour tous les modèles. Le poste de commandement mobile devrait égalementavoir en banque quelques chargeurs afin de s’assurer que les radios du personnel du véhicule de commandement soient toujours chargées durant la gestion de crise.

5. OBTENIR LE SOUTIEN

Lorsque vous devez collaborer avec plusieurs intervenants dans votre communauté, vous devrez à un moment ou à un autre les visiter pour leur demander de l’information à jour sur leurs plans d’urgence. Cela inclut les listes de téléphones et la liste des matériaux dangereux entreposés pour n’en nommer que quelques-uns. Dans certains cas, ce sera l’équivalent de leur arracher une dent pour leur extirper de l’information. Ce sont des gens occupés et ils trouvent difficile de trouver du temps pour vous donner ce dont vous avez besoin, et ce, même si cette information vous permet de faire votre travail qui sauvera peut-être leur vie ou leur entreprise un jour. Un autre gros problème rencontré par la grande majorité des gestionnaires d’urgence est l’aspect monétaire. Obtenir suffisamment d’argent pour supporter les opérations de mesures d’urgence avec le budget annuel tout en trouvant suffisamment de temps pour appliquer sur les subventions fédérales et provinciales. À noter que certaines subventions comportent une composante de partage des coûts. Cela implique qu’une organisation qui souhaite obtenir une subvention de 30,000$ pour procéder à l’achat d’un véhicule devra se commettre à débourser 5,000$ de ses poches pour l’obtenir.

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Auteur
Paul Calderwood

Chef pompier adjoint Calderwood est retraité du Service Incendie d’Everett au Massachussetts. Il donne des conférences sur la scène internationale sur les problématiques relatives aux incendies et à la sécurité publique. Il détient un baccalauréat en Protection et Sécurité Incendie et termine présentement sa maîtrise en gestion de crise qui fait partie du programme de science incendie au Providence College situé au Rhode Island. Chef pompier adjoint Calderwood est également certifié Spécialiste de la protection contre l'incendie.

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